Nous avons voulu faire de Bruxelles une “Blue Community” pour que notre capitale :

    • S’engage à faire respecter le droit d’accès à l’eau,
    • Bannisse l’eau en bouteille de la sphère municipale,
    • Et garantisse une gestion, une distribution et un traitement toujours publics de l’eau.

 

A la suite d’un travail critique à propos des conséquences des mécanismes économiques actuels sur l’accès à l’eau, nous sommes arrivés à la conclusion qu’une crise était inévitable. Notre planète bleue n’a paradoxalement que 0,7% d’eau potable, et le peu qui est disponible n’est ni convenablement partagé, ni utilisé de manière durable. En 2017, plus de 2 milliards de personnes n’avaient toujours pas d’accès domestique à l’eau potable et le stress hydrique (quand la demande en eau dépasse les ressources disponibles) menaçait 52% de la population. Plusieurs secteurs ont majoritairement contribué à cette situation, notamment celui de l’eau en bouteille, de l’industrie et de l’agriculture. Ces acteurs sont souvent des entreprises privées, plus motivés par la recherche du profit que celle du bien commun. En effet, la privatisation des services hydriques peut faire grimper le prix de la ressource jusqu’à 160% !

 

La question de l’eau n’a probablement jamais été aussi importante. Pourtant, tout comme l’élément dont elle est l’objet, cette problématique est invisible dans l’actualité. Faut-il réellement insister sur l’aspect vital de l’eau et comment elle peut permettre à l’Homme de survivre et de mener une vie « digne » ? Dès lors, le droit a souvent voulu garantir l’accès à cette ressource, mais les différentes tentatives montrent que cela n’est pas si simple et relativement infructueux…

 

Comment répondre à un problème aussi vaste ? Au lieu de nous contenter d’actes individuels, nous avons choisi de remonter à la source du problème : la marchandisation. Nous considérons qu’un bien nécessaire à la fois à la survie comme à la vie digne doit être considéré comme une ressource inconditionnellement disponible pour chaque être humain. Et pourtant, il est parfois plus cher de se procurer de l’eau que de l’essence. Nous ne voulons pas faire culpabiliser les citoyens en leur disant qu’une douche plus courte sauvera nos réserves d’or bleu. Les petits gestes du quotidien, aussi louables soient-ils, ne seront jamais qu’une goutte d’eau dans l’océan de cette problématique. Par conséquent, convaincre la région de Bruxelles-Capitale de s’engager à reconnaître –et à appliquer– le droit humain à l’eau et à préserver ce secteur de la logique marchande serait déjà un énorme pas, que nous souhaitons franchir.

 

Act local and aim global.” C’est dans la lignée de cette maxime que nous comptons inscrire notre action : adopter une perspective locale en visant sur le long terme un changement global. En inscrivant Bruxelles en tant que Blue Community, nous espérons planter cette graine bleue dans d’autres villes – belges, comme européennes – profitent de cette vague de remunicipalisations et puissent la bonne réalisation de ce droit à plus grande échelle. Après Paris, en 2016, et Berlin, en 2018, il paraît logique que Bruxelles, en tant que capitale de l’Union Européenne, leur emboîte le pas et devienne à son tour une Blue Community, ne serait-ce que pour montrer l’exemple.

 

Concrètement, nous sommes en contact avec la plupart des acteurs de l’eau dans la capitale, des experts de la question du droit à l’eau mais aussi des travailleurs qui œuvrent directement sur le terrain. Le gouvernement Bruxellois a fait de Bruxelles une Blue Community, mais le projet ne s’arrête pas là, il faut désormais assurer l’engagement de notre région en organisant un contrôle citoyen de l’eau. Nous venons donc vers vous, Bruxellois, pour vous montrer l’importance d’une politique pérenne de l’eau. Mais aussi et surtout pour avoir votre soutien face aux autorités. Selon Riccardo Petrella (auteur du Manifeste de l’eau), « étant donné que l’eau est l’expression la plus physique de la vie, il faut qu’elle puisse être aussi l’occasion d’une organisation de la communauté et du vivre-ensemble exemplaire ».

 

Notre projet académique s’est conclu par la projection de notre documentaire le 29 Novembre 2019. Pour plus de détails, allez dans l’onglet « Événement ». Toutefois, cette projection ne marque pas la fin de notre campagne. Nous proposons odrénavant un dossier à toutes les communautés (villes, écoles, universités, lieux de culte, etc.) intéressées par l’idée de faire de leur communauté une Blue Community. Ce dernier synthétise les étapes par lesquelles nous sommes passés pour mener notre projet à bien, tout en résumant les questionnements et les préoccupations qui nous ont animés durant cette aventure.

L’équipe

Étudiant.e.s de l’IHECS en master d’Animation Socioculturelle et Éducation Permanente

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Aurélien De Bolster

Tournage, montage et réseaux sociaux

Persévérant, créatif et entreprenant

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Alexandre Van Hoeke

Graphisme, animation et web

Calme, logique et polyvalent

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Gabriel Detheux

Rédaction, interview et événement

Curieux, sociable et ouvert d’esprit

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Simon Verhoye

Web, contact et financement

Serein, facilitateur et engagé

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Martha Vandermeulen

Graphisme et événement

Dynamique, sensible et enthousiaste

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Lea Vromman

Contacts, tournage et montage

Audacieuse, passionnée et ambitieuse